7 juillet 2025 : réponse unanime à la position incompréhensible de l’Académie de Médecine

Réaction unanime à la position incompréhensible en terme de santé publique prise par l’Académie de médecine prônant l’élargissement de l’accès direct aux médecins spécialistes

🚨 Situation préoccupante dans notre système de santé 🚨

🥼 Des syndicats de médecins libéraux, kinésithérapeutes et dentistes ont signé une nouvelle convention et respectent leurs parts du contrat. Comme prévu ! Après des mois de négociations débutées en retard et un règlement arbitral qui a permis de faire des économies à la CNAM !

📝 Notamment en appliquant des tarifs raisonnés que la CNAM rembourse aux patients. 

💡 Si certains l’oublient : la CNAM, la  »sécu » est une assurance ! Les soignants ne sont pas leurs salariés et bel et bien des libéraux qui acceptent de travailler dans un système conventionnel ! 

📣 Pourtant la CNAM ne respecte pas sa part du contrat en reportant les majorations prévues le 1er juillet 2025. ❌

🗓️ Il est temps que chacun honore sa part pour préserver la qualité des soins et l’accès aux soins ! 

💡 La confiance se construit sur le respect des engagements mutuels. 💢

❓On se demande ce qui attend les IDEL pour leur négociation… la CNAM va-t-elle leur manquer de respect également ?

🤹 Un contrat n’engage que ceux qui y croient ?

#Santé #Médecins #CNAM #Kinésithérapeutes #Dentistes #RespectDesEngagements #Revendications #SystèmeDeSanté #RespectDesSoignants

Article EGORA ici : https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/le-generaliste-nest-pas-un-obstacle-pour-lacces-aux-soins-unis-les

Pour adhérer pour 2025 c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/medecins-pour-demain/adhesions/cotisation2025

Tribune : Halte au Médecins-Bashing : quand la stigmatisation tue la vocation

À toutes celles et tous ceux qui pointent du doigt les médecins, les accusant d’être des privilégiés déconnectés.

À celles et ceux qui voudraient imposer aux étudiants en médecine quelques années de service forcé dans les territoires en souffrance, comme une dette à solder.

À celles et ceux qui sombrent dans le médecin-bashing, jusqu’au populisme le plus caricatural…

Nous leur opposons une vérité simple : sans médecins, il n’y a pas de soin. Et sans respect, il n’y aura bientôt plus de médecins.

Ces mêmes médecins qu’on applaudissait depuis les balcons pendant la crise de la Covid, ont fait face, sans protection, sans certitude, avec pour seule boussole le serment qu’ils avaient prêté. Ils ont tenu, souvent au péril de leur santé, parfois de leur vie. Ils n’ont pas fui. Ils ont soigné.

Et aujourd’hui encore, ce sont eux qui tiennent debout un système à bout de souffle. 50 heures de travail hebdomadaire en moyenne, dont 20 % consacrés à une administration pesante, éloignée du soin. Ils cumulent les casquettes, sacrifient leur temps, leur énergie, souvent leur vie personnelle, pour une mission : soigner.

Mais jusqu’à quand tiendront-ils ?

La stigmatisation commence tôt. Dès les bancs de la fac. Nos étudiants en médecine traversent un des cursus les plus longs et les plus exigeants de l’enseignement supérieur. Dix années d’étude, de stages mal rémunérés, de déplacements à leurs frais dans des hôpitaux éloignés, de gardes nombreuses, d’heures innombrables. Tout cela pour, au final, être jugés coupables de ne pas assez sacrifier. Coupables de ne pas assez donner. Coupables d’être là, tout simplement.

Leur engagement, pourtant, est total. Et leur détresse est réelle. Plus de la moitié d’entre eux sont en situation de burn-out. Le taux de suicide chez les étudiants en médecine est l’un des plus élevés de la population étudiante. Et malgré cela, ils avancent. Ils s’accrochent. Ils espèrent.

Quant aux médecins libéraux, il est bon de rappeler qu’ils exercent sans aucune des protections sociales classiques. Pas de congés payés, pas d’indemnités maladie, pas de couverture chômage. Et pourtant, eux aussi sont en première ligne.

Enfin, disons-le clairement : la gratuité des études médicales est une chance pour notre pays. Elle garantit que l’accès à la médecine reste ouvert à tous les talents, quels que soient leur parcours ou leur origine sociale. C’est une condition fondamentale d’égalité et de diversité au service de l’intérêt général.

Alors oui, il faut dire stop. Stop aux caricatures. Stop aux procès en paresse, en égoïsme, en insensibilité.

Car à force de mépris, c’est toute une génération que l’on détourne de l’engagement.

À force d’exigences injustes, c’est une profession entière que l’on pousse à tourner le dos à l’hôpital, à l’installation, ou tout simplement à la médecine.

Il n’est pas trop tard pour inverser la tendance. Mais il faut commencer par dire les choses : les médecins ne fuient pas leur mission. Ils fuient l’humiliation.
Et ce n’est pas en les accablant qu’on sauvera notre système de santé. C’est en les soutenant.

Tribune – Lettre ouverte à François Bayrou : « Les médecins méritent mieux que le mépris »

Monsieur le Premier Ministre,

Vos déclarations dans le Journal du Dimanche ont profondément choqué nombre de soignants. Elles trahissent une méconnaissance flagrante du quotidien des médecins, tout en alimentant une forme de mépris, injuste et dangereuse, à l’égard d’une profession que vous accusez, en substance, d’irresponsabilité.

Faut-il rappeler que lors de la crise du Covid, c’est cette profession – sans protection, sans moyens, et parfois au prix de sa vie – qui a tenu la digue ? Que les médecins ont soigné, écouté, rassuré, souvent dans l’isolement et l’épuisement total ? Comment peut-on aujourd’hui jeter le soupçon d’indifférence sur celles et ceux qui tiennent encore debout un système de santé à bout de souffle ?

Vous affirmez par ailleurs que les médecins sont « rémunérés par la Sécurité sociale ». Cette affirmation est factuellement fausse. La Sécurité sociale est un organisme de nature assurantielle, institué par les ordonnances d’octobre 1945, dont le rôle est de garantir l’accès aux soins à tous les citoyens. Les médecins sont rémunérés par les patients, via le remboursement d’actes médicaux – ce n’est pas un détail sémantique, c’est une différence, de fond, que l’on attend d’un chef de gouvernement qu’il maîtrise.

Vous évoquez également le coût des études de médecine pour l’État. Faut-il vraiment vous rappeler que sans les internes – surexploités, sous-payés, envoyés parfois à leurs frais à des centaines de kilomètres de chez eux – les hôpitaux publics cesseraient tout simplement de fonctionner ? Que leur taux de burn-out et de suicides est le plus élevé de toutes les professions de santé ? Ce que ces jeunes médecins attendent, ce n’est pas une dette de gratitude, c’est un minimum de respect pour les sacrifices qu’ils consentent.

Enfin, vous accusez la profession d’« indifférence ». Mais c’est bien elle qui, depuis des années, colmate les brèches provoquées par des politiques successives qui ont organisé la pénurie médicale (notamment via le numerus clausus), laissé dépérir les territoires ruraux, et désinvesti massivement dans la santé. Ce sont les médecins qui tiennent les centres de soins, les urgences, les cabinets désertés. Ce sont eux qui maintiennent un lien social et humain, là où l’État s’est souvent effacé.

Monsieur le Premier Ministre, dans une période où notre pays traverse des incertitudes majeures, le rôle d’un chef de gouvernement n’est pas d’opposer, de caricaturer, ou de désigner des boucs émissaires. Il est de rassembler, de comprendre, et de soutenir ceux qui tiennent encore la République debout.

Les médecins n’attendent pas des éloges : ils attendent de la reconnaissance, et surtout, qu’on cesse de les humilier.

Respectueusement,

Contact Presse : medecinspourdemain@gmail.com

Lien de l’article du JDD dans lequel François Bayrou énonce des contre-vérités.

Et sur X (ex Twitter) le tweet sur le sujet est au dessus.

Notre bibliographie :

Notre lettre ouverte en PDF :