Communiqué de Presse Médecins Pour Demain

– Les négociations conventionnelles sont au point mort.

– Les mesures législatives coercitives et méprisant nos compétences médicales ont été votées à l’Assemblée Nationale.

De ce fait, nous poursuivons nos actions préétablies : fermeture des espaces santé, dénonciation du forfait ROSP de 2021, désadhésion des CPTS, grève de PDSA, grève des samedis matin.

Une manifestation aura lieu à Paris le 14/02, jour du passage de la loi RIST-BERGE devant le Senat. Elle aura lieu en présence de tous les syndicats. Cette loi et ses avenants sont une volonté de nuire à la médecine de ville, notamment la médecine générale, pilier central du système coordonné de soins. Elle nuit de façon directe aux négociations conventionnelles en cours et déjà tendues du fait d’un vote de l’ONDAM plus qu’insuffisant pour la santé de proximité.

La CNAM et son directeur nous ont assuré nous donner les chiffres de nos nouvelles tarifications fin janvier, plus de 3 mois après le début des échanges alors que c’était un sujet primordial. Nous sommes donc dans l’attente de leurs propositions concernant une revalorisation conséquente de nos honoraires pour pouvoir investir dans nos cabinets médicaux et créer le choc d’attractivité tant nécessaire à la médecine de proximité qui assure plus de 90% des soins en France. 

Dans le cas où ces chiffres seraient insuffisants, (je rappelle que nous demandons une revalorisation de la consultation de base à 50 euros, ce qui n’a rien d’extravagant pour embaucher une aide administrative ou une assistante médicale) Médecins Pour Demain appellera à une fermeture totale et complète des cabinets de médecine de ville.

Négliger sans cesse la médecine de ville, c’est assurer une dégradation des soins, aller droit vers une financiarisation de la médecine aux dépens des patients.

Nous nous battons pour notre profession, nous nous battons pour les patients, nous nous battons pour sauver un système de santé égalitaire et de qualité.

La pétition de Médecins pour Demain est en ligne !

Pétition : Tous unis pour sauver votre santé en péril

Chers patients,

Il nous paraît important que vous sachiez ce que le gouvernement a proposé comme futur système de santé, lors des vœux de notre Président le 6 janvier 2023.

Notre Président semble vouloir mettre fin à la médecine de proximité, et in fine, cantonner votre médecin à un simple coordinateur d’une « équipe soignante » en première ligne (infirmiers, kinés, pharmaciens…).

  1. La proposition de loi RIST-BERGÉ : la porte s’ouvre sur le transfert du diagnostic médical et de la prescription à des non-médecins, une médecine sans médecins. Au moment où une dixième année d’étude s’ajoute à la médecine générale ! Incohérent, potentiellement dangereux.
  2. Il voudrait nous rendre financièrement toujours plus dépendants de « forfaits » qui contraignent notre pratique à une obligation arbitraire de résultats (moins d’examens, moins d’arrêts maladie, moins de médicaments coûteux…) et non plus de moyens (nos compétences pour vous soigner). Aux dépens du paiement à l’acte qui ne sert que le patient en face de nous.
  3. Nous serons encouragés financièrement via des forfaits sur notre capacité à « coder » vos pathologies dans votre « Espace Santé » (datas intéressantes pour l’Etat). Notre temps clinique et notre expertise ne seront plus valorisés.
  4. Face à la pénurie, l’état renforce le mammouth administratif et la réunionnite au détriment du temps médical (promotion des Communauté Professionnelle Territoriale de Santé). Les médecins seront bientôt obligés d’y participer pour toucher les « forfaits ».

Nous rappelons à l’Etat qu’il exige de nous des devoirs, alors que les médecins généralistes travaillent en moyenne 55h par semaine, sont de garde dans 95% du territoire en l’absence de repos compensatoire et sans reconnaissance de la pénibilité du travail de nuit.
L’Etat moralisateur a vite oublié qu’il avait choisi de réduire le nombre de soignants et de lits pour réduire le « coût » de la santé en ville comme à l’hôpital. Dans son discours, Mr le Président souhaite des avancées organisationnelles au 1er juin 2023 pour l’hôpital. Il oublie de parler de ses problématiques principales : en aval, le manque de lits suite aux fermetures massives, et en amont : consolider la médecine de ville qui assure plus de 90% des soins.

Nous exigeons de maintenir le médecin au centre de la prise en charge : c’est la condition indispensable à une prise en charge optimisée de nos patients sans perte de chance. 

En refusant d’investir dans ses médecins de proximité, l’Etat décide de dégrader votre prise en charge médicale, mais aussi de gâcher nos compétences médicales qui ne demandent qu’à être utilisées.

20 à 30% des médecins de proximité se sont unis et mobilisés et ont proposé des solutions concrètes. Pour les soutenir, SIGNEZ LA PETITION de Médecins pour Demain.

Pétition : Tous unis pour sauver votre santé en péril

QR Code à télécharger si besoin

Voici la lettre pour les patients, à télécharger et distribuer aux plus grand nombre !