📣 Aujourd’hui, nous marquons une étape cruciale pour l’avenir de la médecine libérale en France. Médecins Pour Demain s’unit à l’intersyndicale pour s’opposer aux mesures du PLFSS 2026, qui menacent la survie de notre système de santé.
⚠️ Ce projet met en danger l’accès aux soins et la santé des patients, ainsi que l’autonomie et l’indépendance des médecins. En tant que professionnels de santé, nous avons la responsabilité de défendre ces valeurs pour le bien de tous.
✊ Rejoignez-nous dans ce combat pour préserver une médecine de qualité, accessible et respectueuse des droits de chacun. Ensemble, faisons entendre notre voix !
Voici un récapitulatif des principaux articles concernant la médecine libérale qui sont en cours d’examen à l’Assemblée Nationale et au Sénat réalisé par l’équipe de Médecins Pour Demain.
Nous alertons particulièrement sur l’article 21 :
Création de réseaux France Santé en lieu et place des MSP et CPTS actuelles. 130 millions d’euros dépensés pour un logo, qui ne créera pas de médecins par magie, qui sera apposé aux structures déjà existantes. De plus, ces structures risquent d’être un point de départ pour la capitation, c’est à dire le paiement au forfait, à se partager avec l’équipe de soins qui constitue la structure. Pour plus d’explication sur la capitation, rendez-vous ici et à la fin de l’article pour l’affiche qu’on avait faite en 2024.
La médecine esthétique soumise à autorisation de l’ARS. C’est la porte d’entrée à l’autorisation de l’ARS pour pratiquer une activité particulière. Quid dans un futur proche de la médecine du sport, médecine du sommeil…
Nous alertons également sur l’article 24 : Baisse des tarifs de certaines spécialités. Quelle sera la prochaine spécialité visée ?
Et enfin, l’article 31 : amende jusqu’à 10 000 € par an, par professionnel de santé si le DMP n’est pas consulté et rempli « suffisamment ». Quid du secret médical ? De l’accord du patient ?
Pour finir, la loi anti fraude inclut un article sur la Mise Sous Objectifs Obligatoire.
Peut-être doit-on rappeler la définition de la fraude : la fraude en matière civile ne se démarque guère de la fraude pénale. Il s’agit d’un acte qui a été réalisé en utilisant des moyens déloyaux destinés à surprendre un consentement, à obtenir un avantage matériel ou moral indu ou réalisé avec l’intention d’échapper à l’exécution des Lois.
Lorsque le médecin prescrit un arrêt de travail, il le fait dans l’intérêt du patient, mais ne gagne rien de plus à le faire ou à le refuser. Sa consultation sera au même tarif. (Très en dessous de la moyenne européenne qui pour rappel est autour de 50€). Ainsi, le mot « fraude » ne semble pas approprié mais ce problème lexical n’est pas le plus important.
Lorsque le médecin dépasse les statistiques d’arrêts de travail comparés à ses confrères et consoeurs alentours, la CPAM le cible et lui demande de baisser ses prescriptions.
Jusqu’à présent, il avait le choix entre la « mise sous accord préalable » (demander l’accord du médecin conseil de la sécurité sociale avant de valider un arrêt de travail) ou la « mise sous objectif » : la sécurité sociale fixe un objectif de diminution des arrêts de travail, en général autour de 20%. Si celui-ci n’est pas atteint, le médecin écope d’une amende pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers d’euros.
Avec cette loi, il n’aura plus le choix, devra être « mis sous objectif ». Mais si le médecin faisait bien son travail et ne faisait pas d’arrêt de complaisance, comme une immense majorité de la profession, il ne pourra simplement plus arrêter son patient sous peine de risquer une amende.
C’est donc le patient qui en pâtira le plus (sans compter évidemment le préjudice moral du médecin). Cette loi est n’est pas en accord avec le code de déontologie puisque le médecin perd toute indépendance…
🤒Vous êtes malade?
Vous avez une fracture? Un cancer? Ou une autre pathologie grave? Plusieurs ?
⛔Votre médecin pourrait être empêché de vous metttre en arrêt maladie.
D’abord la désignation d’une nouvelle ministre de la Santé : Mme Stéphanie Rist : voici notre communiqué :
📢 Stéphanie Rist nommée ministre de la Santé.
✍️ Médecins pour Demain prend acte de cette nomination dans un contexte où notre système de santé vacille, où les soignants sont à bout, et où les territoires attendent des décisions fortes – loin des effets d’annonce et des demi-mesures.
🤫 À noter : bien qu’ayant réussi à unifier dans la rue toutes les instances et syndicats médicaux par sa loi éponyme, Stéphanie Rist avait voté contre la proposition de loi Garot, ce qui marque une position importante dans le débat sur la coercition à l’installation. Ce signal devra être confirmé dans les actes.
👉 La médecine libérale de terrain, celle qui tient encore debout les soins de proximité, doit enfin être considérée comme une partenaire stratégique et non comme un simple réservoir de contraintes.
👉 Aucune réforme durable ne se fera sans les médecins de terrain, ceux qui connaissent la réalité des désertifications médicales, de la permanence des soins, des charges administratives intenables.
🚨 Médecins pour Demain restera vigilant, exigeant et déterminé à défendre une médecine libre, responsable et accessible — et à interpeller le ministère chaque fois que nécessaire.
Madame la Ministre, nous n’oublierons rien, et nous ne laisserons rien passer.
Madame la Ministre, nous restons ouverts pour vous présenter nos propositions pour un système de soins rénové.
#SystèmeDeSanté #MédecineLibérale
Ensuite le PLFSS 2026…
Voici notre commentaire :
PLFSS 2026 : UN TEXTE DE CONTRAINTE, PAS DE SANTÉ PUBLIQUE
Médecins Pour Demain a analysé en détail le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026 : jamais un texte budgétaire n’aura autant organisé la défiance, la sanction et la contrainte des soignants, au lieu de traiter les causes structurelles de la crise de notre système de santé.
Voici ce que contient réellement ce projet :
💸 Un texte de sanctions financières massives
Article 31 – Le plus inadmissible. Jusqu’à 10 000 € par an de pénalité pour les médecins ne remplissant pas le DMP, via 4 prélèvements de 2 500 € par l’Assurance Maladie locale.
👉 Une logique punitive, justifiée par une hypothétique baisse des radios… que les hôpitaux refont systématiquement.
Articles 26 & 28 – Surcotisation en cas de dépassement d’honoraires et limitation absurde des arrêts maladie à 15 jours en ville et 30 jours à l’hôpital.
👉 On sanctionne alors même que les plaintes et les primes d’assurance explosent.
Article 29 – Réduction des indemnisations ALD hors liste à 360 jours, comme pour une maladie simple.
👉 Une méconnaissance totale de la réalité clinique.
🎯 Moins de liberté médicale, plus de tutelle administrative
Article 27 – On demande de prescrire moins de PHEV, mais aucune action n’est menée pour faire baisser les prix de ces molécules, qui augmentent de près de 10% par an.
👉 La liberté de prescription continue d’être attaquée.
Article 21 – Création d’un statut de « praticien territorial de médecine ambulatoire », avec primes mais surtout obligations et encadrement renforcé.
👉 Une médecine sous tutelle, segmentée, pilotée par l’administration.
🧾 Une Sécurité Sociale qui emprunte toujours plus… mais trouve de nouvelles dépenses
Articles 10, 16 et 18 – L’ACOSS peut désormais emprunter jusqu’à 83 milliards, contre 65 l’an dernier. Les franchises et participations augmentent, parfois directement acquittées par le professionnel lui-même (!).
Pendant ce temps, Article 41 – Deux mois supplémentaires de congé parental… financés par la Sécu, pour « soutenir la natalité ».
👉 L’argent manquerait quand il s’agit de soigner, mais pas quand il s’agit de nouvelles dépenses sociales hors santé.
🏦 Des milliards avancés pour l’industrie pharmaceutique, mais des économies exigées aux médecins
Article 10 – Les remises pharmaceutiques, secrètes, sont avancées par l’ACOSS, qui emprunte en attendant que les laboratoires les reversent (8,2 milliards en 2024).
👉 On fait porter le poids du financement aux comptes sociaux, pendant qu’on traque les actes médicaux « trop coûteux ».
🧩 Des mesures gadgets ou contre-productives
Article 20 – Vaccination obligatoire grippe et ROR pour tous les soignants → nouvelle couche administrative.
Article 19 – « Accompagnement préventif » prescrit : diététique, sport sur ordonnance… qui financera ? Quelle place pour le médecin traitant ?
Article 30 – Prime… aux éditeurs de logiciels, pas aux professionnels qui les utilisent.
Articles 24, 25 et 34 – Regain de régulation sur biologie, transports, soins dentaires, radiothérapie, dialyse et médicaments innovants.
👉 On régule par le haut, sans jamais écouter le terrain.
Position de Médecins Pour Demain
> Le PLFSS 2026 n’est pas un texte de réforme de la santé. C’est un texte de contrôle budgétaire qui traite les médecins comme variables d’ajustement.
✔ Nous refusons que le non-remplissage administratif prime sur le soin réel.
✔ Nous refusons une médecine sous sanction et sous condition.
✔ Nous refusons que les emprunts publics servent à avancer des milliards aux laboratoires, pendant qu’on ponctionne les soignants.
👉 Médecins Pour Demain appelle l’ensemble des professionnels à se mobiliser et à faire
entendre une autre logique : celle du soin, de la confiance et de la souveraineté médicale.
Autre sujet, Médecin Pour Demain a fait une newsletter, accessible à tous pour cette première !
Voici la newsletter : https://mailchi.mp/kintaraconseil/mpdnews?e=[UNIQID] Nous remercions Christelle Audigier et tous ceux qui ont participé à sa création. Les prochaines newsletter seront réservées exclusivement à nos adhérents.
Rejoindre Médecins Pour Demain, c’est bien plus qu’adhérer à une association. C’est donner de la force à notre voix collective, défendre ensemble l’avenir de l’exercice médical et peser dans les décisions qui nous concernent. Chaque adhésion compte, la vôtre fait la différence. https://www.helloasso.com/associations/medecins-pour-demain/adhesions/cotisation2025