Catégorie : Communiqués de presse

  • Plan Bayrou : oui au volontariat, non à la contrainte déguisée COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 28 avril 2025 et sondage MPD concernant la PPL GAROT

    Médecins Pour Demain tient à saluer la prise de position du Premier ministre François Bayrou, qui a eu le courage de se saisir du problème des déserts médicaux, l’un des plus grands défis de notre système de santé.

    Nous nous satisfaisons de constater que l’idée de la régulation obligatoire à l’installation, telle qu’adoptée dans la proposition de loi Garot, soit fermement écartée par le gouvernement. Comme nous l’avons toujours défendu, la coercition à l’installation est une fausse bonne idée, dangereuse pour l’avenir de la médecine libérale et l’accès aux soins.

    Mais si l’on évite la contrainte directe, nous ne pouvons que regretter la réintroduction d’obligations détournées, qui fragilisent autant les médecins que leurs patients.

    Le « plan de solidarité obligatoire » impose aux médecins libéraux de quitter leur patientèle deux jours par mois pour exercer dans des zones sous-dotées. Cette solution revient à « déshabiller Paul pour habiller Pierre » :

    • À qui laissons-nous nos patients habituels pendant ce temps ?
    • Comment garantir la qualité et la continuité des soins avec des semaines de travail dépassant déjà les 55 heures ?
    • Comment demander aux médecins, dont un tiers a plus de 60 ans, d’enchaîner des gardes de nuit profonde sans repos compensateur, en dépit de toutes les règles de sécurité applicables ailleurs en France et en Europe ?

    Avec 50 % des médecins en burn-out et une attractivité en chute libre, ce plan risque d’accélérer les déplaquages et les désertions, aggravant la crise au lieu de la résoudre.

    Médecins Pour Demain rappelle que la solution passe par l’incitation, jamais par l’obligation.


    Nous soulignons également que tous les médecins sont concernés, et non pas seulement les médecins généralistes : spécialistes, chirurgiens, psychiatres, pédiatres… tous risquent d’être impactés par cette mesure inadaptée.

    Par ailleurs, vouloir limiter certaines activités complémentaires des médecins ou restreindre l’accès au secteur 2 est une grave erreur : les causes profondes du désengagement résident dans des conditions d’exercice devenues intenables et une valeur de l’acte trop basse.

    Nous appelons à :

    • La mise en place nécessaire de dispositifs incitatifs, comme l’exonération d’impôts sur les consultations réalisées dans les zones sous-dotées,
    • L’ouverture des dépassements d’honoraires sur le cabinet principal ou encore donner accès au secteur deux, afin de soutenir et valoriser l’engagement volontaire sur le terrain,
    • Maintenir l’autorisation de remplacement sur le cabinet principal,
    • Encourager sur la base du volontariat, en mobilisant notamment les médecins proches de la retraite et ceux qui souhaitent contribuer ponctuellement au dispositif,
    • Revaloriser l’exercice libéral pour rendre attractif le choix de la médecine générale comme de toutes les autres spécialités,
    • Respecter les règles de temps de travail et de repos pour garantir la qualité des soins et la sécurité des patients

    De plus nous attirons l’attention sur le fait que le dispositif mis en place dans le plan Bayrou ne doit pas devenir un surcout pour les médecins. Nous demandons une mise à disposition de locaux, de moyens humains et matériels nous permettant de pratiquer ces deux jours de volontariat dans les meilleurs conditions pour nos patients et par là-même les soignants.

    Dans ce contexte, Médecins Pour Demain maintient son appel à la mobilisation pour la grève, aux côtés des internes en médecine.

    Ils sont l’avenir de notre système de santé : ne les décourageons pas, ne les faisons pas fuir par des mesures coercitives et une dégradation continue des conditions d’exercice.

    Nous refusons que l’on sacrifie la médecine libérale au nom de fausses solutions.
    Nous continuerons à défendre une médecine de qualité, accessible à tous, exercée dans le respect des soignants comme des patients.

    #StopPPLGarot #MédecineLibre #DésertsMédicaux

    Et maintenant : un petit mot sur le sondage que Médecins Pour Demain a lancé il y a quelques semaines.

    Concernant les étudiants en médecine :

    Si la PPL GAROT passe :

    • Seulement 18,5% des étudiants envisagent de s’installer tout de suite et 9% après avoir remplacé 4 ans.
    • 23% des étudiants s’expatrient, soit un quart des étudiants, et 19,7% remplacent 4 ans puis s’expatrient, soit 43% de départ à l’étranger si la PPL Garot passe.
    • 14% des étudiants se dirigent vers le salariat.
    • 7% arrêtent leurs études.

    Les enseignements de ce sondage sont les suivants :

    Cette PPL Garot pousse les étudiants et les médecins vers l’expatriation, le salariat, la non-installation et pour certains à purement et simplement quitter le soin.

    Il faut écouter le terrain et les médecins et abandonner cette loi Garot pour ne pas mettre à mal l’attractivité déjà en berne, et trouver d’autres solutions pour la médecine libérale en accord avec les acteurs de terrain.

  • Tous unis contre la loi GAROT, appel à la grève à partir du 28 avril

    La loi Garot sera présentée à l’assemblée nationale le 6 mai 2025.
    L’ensemble des syndicats d’externes, d’internes et des médecins libéraux sont unis contre cette loi qui va aggraver l’accès aux soins et faire reculer l’attractivité avec des mesures contre productives.
    Tous ensemble nous serons à la conférence de presse à Paris le 16 avril 2025 à 9h30 pour dire non à la loi Garot.
    Toute la profession, des étudiants aux médecins installés et remplaçants, sera en grève illimitée à partir du 28/4/2025, et manifestera à Paris le 29/4/2025.

    Tous nos communiqués de presse sont à retrouver ici et. La tribune de Benoît COULON (vice-président de MPD) est là lire ici.

    Ci joint le communiqué de presse des syndicats d’externes et internes

  • La fin de la liberté d’installation médicale : une menace directe pour l’accès aux soins

    Voici le communiqué de presse intersyndical en réaction à l’amendement sur la régulation à l’installation de la PPL GAROT.

    Le conseil national de l’ordre des médecins s’y est également associé.

    Ce communiqué à également été signé association des maires ruraux de France et l’association des départements de France.