Unilatéralement, la CNAM suspend des hausses tarifaires pourtant signées. Les spécialités comme la pédiatrie ou la gériatrie sont injustement pénalisées.
➡️ Sans transparence, sans concertation.
Dans l’OPTAM, les règles changent en cours de route :
Des objectifs tarifaires toujours plus stricts
Une rémunération qui baisse… surtout pour ceux qui respectent les règles
Des primes insuffisantes face à l’inflation des charges
Et pour les patients ?
🔒 Les contrats responsables interdisent le remboursement des dépassements hors OPTAM.
Résultat :
➡️ Moins de liberté
➡️ Moins de remboursement
➡️ Moins d’accès aux soins
🧭 Ce système punit médecins et patients sous couvert de maîtrise des dépenses.
📢 Médecins pour Demain s’associe à Jeunes Médecins pour exiger :
Le respect des engagements
Une réforme de l’OPTAM
La liberté de choixpour les médecins et les patients
Un pilotage plus transparent des relations conventionnelles
Ajouter une crise tarifaire à une crise démographique, c’est prendre le risque d’un effondrement durable de l’accès aux soins !
Vos déclarations dans le Journal du Dimanche ont profondément choqué nombre de soignants. Elles trahissent une méconnaissance flagrante du quotidien des médecins, tout en alimentant une forme de mépris, injuste et dangereuse, à l’égard d’une profession que vous accusez, en substance, d’irresponsabilité.
Faut-il rappeler que lors de la crise du Covid, c’est cette profession – sans protection, sans moyens, et parfois au prix de sa vie – qui a tenu la digue ? Que les médecins ont soigné, écouté, rassuré, souvent dans l’isolement et l’épuisement total ? Comment peut-on aujourd’hui jeter le soupçon d’indifférence sur celles et ceux qui tiennent encore debout un système de santé à bout de souffle ?
Vous affirmez par ailleurs que les médecins sont « rémunérés par la Sécurité sociale ». Cette affirmation est factuellement fausse. La Sécurité sociale est un organisme de nature assurantielle, institué par les ordonnances d’octobre 1945, dont le rôle est de garantir l’accès aux soins à tous les citoyens. Les médecins sont rémunérés par les patients, via le remboursement d’actes médicaux – ce n’est pas un détail sémantique, c’est une différence, de fond, que l’on attend d’un chef de gouvernement qu’il maîtrise.
Vous évoquez également le coût des études de médecine pour l’État. Faut-il vraiment vous rappeler que sans les internes – surexploités, sous-payés, envoyés parfois à leurs frais à des centaines de kilomètres de chez eux – les hôpitaux publics cesseraient tout simplement de fonctionner ? Que leur taux de burn-out et de suicides est le plus élevé de toutes les professions de santé ? Ce que ces jeunes médecins attendent, ce n’est pas une dette de gratitude, c’est un minimum de respect pour les sacrifices qu’ils consentent.
Enfin, vous accusez la profession d’« indifférence ». Mais c’est bien elle qui, depuis des années, colmate les brèches provoquées par des politiques successives qui ont organisé la pénurie médicale (notamment via le numerus clausus), laissé dépérir les territoires ruraux, et désinvesti massivement dans la santé. Ce sont les médecins qui tiennent les centres de soins, les urgences, les cabinets désertés. Ce sont eux qui maintiennent un lien social et humain, là où l’État s’est souvent effacé.
Monsieur le Premier Ministre, dans une période où notre pays traverse des incertitudes majeures, le rôle d’un chef de gouvernement n’est pas d’opposer, de caricaturer, ou de désigner des boucs émissaires. Il est de rassembler, de comprendre, et de soutenir ceux qui tiennent encore la République debout.
Les médecins n’attendent pas des éloges : ils attendent de la reconnaissance, et surtout, qu’on cesse de les humilier.
Depuis le lundi 28 avril plus de 15.000 internes se sont déclarés grévistes en France, soit 1 interne sur 2 !
De nombreux médecins et futurs médecins se sont mobilisés dans la rue partout en France.
Sur tout le territoire des médecins sont assignés ou réquisitionnés pour assurer la permanence des soins pour donner suite à l’appel à la grève des syndicats de médecins.
Ensemble, les étudiants en médecine, internes et médecins se sont réunis dans toutes les grandes villes de France pour dénoncer la proposition de loi n°966 portées par le député Guillaume Garot.
Cette proposition de loi favorisant la contrainte plutôt que le soutien sera délétère pourl’accès aux soins en ajoutant une contrainte de plus à l’exercice médical ambulatoire.
Alors qu’ils alertent depuis des décennies sur le manque de moyens pour la santé et la pénurie criante de médecins, cette loi acte la fin de la liberté d’installation et le rétablissement des gardes obligatoires. Elle portera ainsi le coup de grâce à la médecine de ville.
A la suite de la manifestation, les représentants des étudiants, internes et jeunes médecins ont été reçus au ministère de la Santé et de l’Accès aux soins par le ministre Yannick Neuder qui a rappelé son opposition à toute mesure coercitive. Une méthode de travail commun autour du plan d’action annoncé par le premier ministre va débuter, afin de co-construire des solutions justes, pragmatiques et pertinentes pour la population.
Celles-ci devront s’appuyer sur la valorisation de l’engagement volontaire, et non surl’obligation et la contrainte.
L’ensemble de la profession, étudiants, jeunes et seniors, appelle désormais les députés et les sénateurs à rejeter tout texte mettant fin à la liberté d’installation.
Le mouvement de grève se poursuivra jusqu’au retrait de la proposition de loi Garot.
Les médecins, en première ligne de l’accès aux soins en France au côté des autressoignants, ne tolèreront plus ces réformes insensées et délétères !
Nous appelons donc à la poursuite de la grève et des actions en cours jusqu’au retrait de toute mesure coercitive.