Étiquette : médecins pour demain

  • Grande consultation de Médecins pour Demain pendant l’été : plus de 4500 réponses riches d’enseignements !

    Le C50 fédère toujours.

    Durant tout le mois d’Août 2023, Médecins pour Demain a consulté les médecins pour connaître leur position avant la reprise des négociations et le vote définitif de la PPL Valletoux.

    Le constat est sans appel : 96% des médecins interrogés rejettent une signature pour un C à 30 euros. 43,2% d’entre eux l’envisagent si et seulement si indexé annuellement sur l’inflation. Mais surtout, une large majorité se prononce pour une poursuite de la mobilisation pour le C à 50 !

    Fort de ce soutien de la base, MPD continuera sa mobilisation !

    Parmi les actions plébiscitées : la grève illimitée à partir du 13 octobre remporte une majorité de suffrage, juste devant l’action de déconventionnement collectif et les dépassements d’honoraires (DE). On note qu’un médecin sur 5 a déjà rejoint un COMELI, et que ce pourcentage va sans doute d’accroître avec la multiplication récente des comités locaux. Un tiers d’entre eux se tient prêt à manifester localement ou nationalement.

    Mais plus inquiétant, 40% des médecins interrogés se déclarent prêt à stopper leur activité (reconversion, « déplaquage », expatriation).

    Parmi les lignes rouges évoquées par les participants (réponse libre), le contrat dengagement territorial (CET) revient 715 fois. Certains rappelaient le C=50 (400 fois), le C=40 (180 fois), ou le C=30 (320 fois).

    La Permanence des soins reste un sujet de préoccupation : l’obligation de garde ou de PDSA est citée 180 fois.

    Enfin, la quasi-totalité de la profession se dit opposée au tiers-payant intégral généralisé. (Question ajoutée selon l’actualité après 10 jours de sondage.)

    Ils en parlent ici !

    Egora : négocations conventionnelles : 96% des médecins opposés à un C à 30€

    Le Quotidien Du Médecin : le C à 30 euros, pour 96% des membres du collectif Médecin Pour Demain : c’est non

  • Communiqué de presse du 04/09/2023 : Indemnités journalières : stop aux mensonges gouvernementaux !

    Depuis Juin 2023, le gouvernement (Bruno Le Maire, Elisabeth Borne, le nouveau ministre de la santé Aurélien Rousseau) et la CNAM mènent une campagne mensongère sur l’explosion supposée des « indemnités journalières ». Il s’agirait, entre autres, de « responsabiliser » et de « mettre sous objectif » les médecins qui prescriraient « trop d’arrêts maladies ».

    Or, dans son rapport d’Août 2023 validé par l’Autorité de la statistique publique, la CNAM reconnaît une baisse de 14,5% des indemnités journalières (IJ) maladies sur la période « janvier – mai 2023 » versus la même période 2022. Une baisse de 9.5% toutes IJ confondues.

    Rappelons d’abord que la « mise sous objectif » des médecins est anti-déontologique : on ne peut soumettre nos prescriptions individuelles, issue du colloque singulier médecin/patient, à des contraintes budgétaires imposées. On ne peut pas demander sous prétexte d’économies à un médecin de baisser « de 20 à 30% » ses prescriptions d’arrêts maladies au mépris des caractéristiques socio-démographiques de sa patientèle et de la décision médicale prise au terme d’une consultation complexe intriquant des facteurs bio-psycho-sociaux.

    Lors des « entretiens » avec leur CPAM, les médecins se voient reprocher un nombre total d’indemnités journalières sans que l’on puisse leur reprocher d’arrêts injustifiés. Délit statistique.

    Plus encore, le ministre Rousseau disait encore le 27 août 2023 que la hausse des arrêts maladies n’était « pas soutenable ». Ils avaient « bondi en 2022 de 7.9% ». Faut-il encore rappeler le contexte ? Explosion des troubles psychiatriques post-covid, délais d’accès aux examens complémentaires, spécialistes et kinésithérapeutes interminables, déprogrammations des interventions chirurgicales, raréfaction des médecins du travail, augmentation des actifs, recul de l’âge de la retraite (+4.2% d’IJ par an selon la cour des comptes pour la retraite à 62 ans).
    Les médecins généralistes en sont-ils responsables ? Votent-ils le budget ? Le PFLSS ?

    Faut-il rappeler que dans une publication de 2020, la DARES rapportait l’ampleur du présentéisme en France : les salariés se sont rendus à leur travail malgré un arrêt « plus d’un jour sur quatre ».

    Ne faudrait-il pas responsabiliser les employeurs ? Revoir l’organisation du travail et les méthodes managériales, interroger davantage les salariés sur leurs conditions de travail pour déceler les problèmes liés à leur activité ? Accompagner les fragilités sociales, renforcer la prévention ? Peut-être est-il plus simple de taper sur les médecins que d’en discuter avec le MEDEF ?

    Avec une telle baisse en 2023, comment comprendre les propos de Bercy et du ministre de la Santé ? A-t-il accès aux chiffres de la CNAM ? Est-ce de l’ignorance, de l’incompétence ou du mensonge ?

    Annexe :

  • La Rentrée de Médecins Pour Demain !

    Un an après sa création, Médecin Pour Demain continue son combat, pour mobiliser, fédérer, informer les médecins, pour défendre notre métier.

    Quelques informations :

    • Certains syndicats ont ou vont avoir rendez-vous avec le nouveau Ministre de la santé, Aurélien Rousseau, sans doute en vue des futures négociations conventionnelles. Dès que nous aurons une date, nous vous tiendrons au courant.
    • Le sondage de l’été de Médecins pour Demain est terminé. Le but était d’avoir vos avis sur les prochaines actions à mener. Nous vous tiendrons informés des résultats !
    • Concernant les contrôles des arrêts de travail dont certains médecins sont victimes actuellement, nous vous rappelons que nous avions fait un flash MPD à ce sujet, disponible ici (Réflexe en cas de conflit avec l’Ordre ou la CPAM, par le Dr Moktaria ALIKADA). Et un rappel concernant les syndicats : syndiquez-vous ! Ce sont les syndicats qui peuvent vous défendre dans ce genre de procédure. Les COMELI (collectifs de médecins libéraux) peuvent vous être utiles également. Ce sont des collectifs locaux qui fleurissent un peu partout en France. Il regroupent des médecins libéraux qui signent des chartes de solidarité pour se défendre mutuellement en cas de problème.
    • Enfin, nous vous rappelons l’appel à la grève illimitée qui débutera le 13 octobre 2023. Pourquoi cette date ? C’est d’abord la date du passage de la loi Valletoux au sénat, c’est également la période où les négociations conventionnelles auront surement repris. Et cela peut également avoir un impact sur le vote du budget de la sécurité sociale. Le but est que cette grève soit efficace et dure plusieurs jours. Malheureusement, si les négociations n’aboutissent pas ou sont peu favorables, les médecins risquent de se « radicaliser » dans leurs actions, ce qui serait compréhensible. C’est donc également la dernière chance pour le gouvernement et la CNAM de renouer le dialogue avec la profession.

    Nous rappelons que l’objectif principal de Médecins Pour Demain lors des négociations reste le tarif de consultation à hauteur de la moyenne européenne soit autour 50€. Nous rejetons la ROSP et le forfait structure. Ces forfaits sont invérifiables, leur calcul reste obscur et n’apportent rien en terme de santé publique, ou d’amélioration de l’accès au soin. Nous demandons également l’augmentation du forfait médecin traitant, seul forfait incitatif pour de nouvelles installations et dont le calcul est transparent.

    Faites pression au maximum !

    Bloquez vos agendas !

    Le but est de faire réagir (à temps) nos dirigeants, pour une convention juste pour les patients ET les médecins.

    Mélanie Rica-Henry, Présidente de Médecins Pour Demain