Le personnel soignant est de plus en plus confronté à la violence des patients.
Les agressions verbales, les menaces et les violences physiques contre les soignants se multiplient, en ville comme à l’hôpital, en secteur urbain comme en milieu rural.
Cela n’est pas acceptable.
Concernant les médecins, chaque année depuis au moins 2021, les violences augmentent de plus de 20%, avec une augmentation particulièrement préoccupante en 2023 puisqu’estimée à 27%… (chiffres de 2024 non connus)
Le 12 mars 2025, Avec l’UFMLs et les autres syndicats qui souhaitent rejoindre le mouvement, Médecin Pour Demain s’associe à l’appel à la fermeture des cabinets médicaux pour la journée européenne contre la violence faite aux soignants.
Un médecin agressé, c’est un patient moins soigné.
Il est temps d’agir.
STOP aux violences faites aux soignants ! Aucune ne doit passer sous silence !
En soutien aux victimes, actions solidaires possibles :
Tous avec un oeil au beurre noir !
Droit de retrait / fermeture cabinet le 12 mars 2025
Toute violence doit cesser et être fermement condamnée ! Plus jamais ça !
ACTION Médecins Pour Demain
Semaine 17/2/2025
STOP aux violences faites aux soignants En soutien aux victimes,actions solidaires : – tous avec un oeil au beurre noir – Droit retrait – fermeture cabinet Toute violence doit cesser et être fermement condamnée ! Plus jamais pic.twitter.com/b84sTNUBqG
À partir du 2 décembre, votre médecin portera le brassard noir !
La médecine de proximité est une profession en danger. Chaque jour, les mesures coercitives se multiplient, au risque d’aggraver l’accès aux soins déjà dégradé.
Le décret BARNIER, du 30/10/2024, menace l’indépendance de prescription des médecins, par l’obligation de justification de certaines prescriptions, remettant en cause le secret médical pourtant inscrit dans le code de déontologie. Les médecins se retrouvent donc devant des injonctions contradictoires. Le projet de loi transpartisan bafoue, lui, la liberté d’installation.
L’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2025 au Sénat oblige les médecins à la consultation du Dossier Médical Partagé, charge administrative supplémentaire à l’heure où le temps médical est compté.
L’exercice médical est muselé par les décisions politiques actuelles fragilisant l’attractivité du métier et l’engagement des médecins auprès de leurs patients.
Si s’installer devient trop risqué et contraignant pour les jeunes médecins, les médecins enactivité partant en retraite ne seront pas remplacés.
En signe de protestation, votre médecin portera un brassard noir. Il souhaite montrer à tous que les médecins sont en colère et qu’ils ne resteront pas silencieux face à la destruction programmée de leur exercice.
Les médecins libéraux restent unis et solidaires ! Décembre est noir.
Cette nouvelle convention n’apporte aucune attractivité, les 30€ étant un simple rattrapage de l’inflation pour 2024, mais ce chiffre est fixé pour 5 ans. Que cette convention soit signée ou non, la médecine libérale en grande souffrance, ne s’en sortira pas. L’Etat n’a pas souhaité octroyer un financement adapté aux besoins de santé actuels, qui aurait pourtant permis une plus grande marge de manœuvre pour ces négociations avec la CNAM. Dans ces conditions, nous ne doutons pas que la fuite des médecins va se poursuivre : déconventionnements, déplaquages, reconversions, expatriations, etc. C’est bel et bien la population qui, laissée pour compte, subira l’inconséquence de nos dirigeants.
Nous avons fait ce tableau de comparaison d’honoraires / forfaits entre le règlement arbitral et la nouvelle convention, inspiré des chiffres donnés par la FMF (merci à eux).
Sur un autre sujet : la FHP et les syndicats de spécialistes qui s’y étaient associés (Avenir spé le bloc, la CSMF, la FMF, le SML et l’UFMLs) ont suspendu leur appel à la grève pour le 3 juin.
Ils ont obtenu un traitement plus équitable entre établissements privés et publics, ainsi qu’une augmentation de l’enveloppe pour la réévaluation des actes techniques CCAM.
Cette semaine nous étions aussi à SantExpo, à l’invitation du CSED avec Arnaud Chiche. Nous les remercions d’avoir contribué à mieux faire connaître notre association.
Enfin, nous avons été reçu jeudi par le Président du CNOM Dr François ARNAULT et Dr René LABARRIERE (Président section exercice professionnel), avec qui nous avons pu échanger sur plusieurs sujets : convention, transfert de compétences, loi sur la fin de vie, et sur le phénomène #metoo qui concerne également le domaine médical.
L’échange a été constructif, très intéressant, et confirme notre « mission d’information » des médecins et de la population générale.
Médecin Pour demain continue ses actions, la semaine prochaine nous aurons d’autres rencontres avec des personnalités politiques.
J’en profite pour vous rappeler que l’assemblée générale aura lieu le 20 juin, et que nous avons besoin de connaître votre présence ou votre procuration pour pouvoir l’organiser ! Les adhérents ont reçu le lien par mail.
A noter la semaine dernière une émission très intéressante sur France Inter : Le téléphone sonne sur le malaise des médecins libéraux, diffusée le 16 mai, avec une excellente intervention en direct du Dr Moktaria ALIKADA, secrétaire de Médecins Pour Demain.
Vidéo de la semaine du 20 mai 2024, par le Dr Mélanie RICA-HENRY, Présidente de Médecin Pour Demain.