Étiquette : communiqué de presse

  • Résumé de la semaine du 20 mai 2024 : convention, annulation de la grève du 3 juin, SantExpo, rencontre au CNOM

    Bonjour à tous, voici le résumé de cette semaine encore riche en informations.

    Tout d’abord, la CNAM a mis en ligne mardi le texte définitif de la future convention ici.

    Nous avons fait un communiqué de presse pour expliquer notre position, qui a été repris par Egora.

    Et nous avions déjà donné notre avis ici et .

    Cette nouvelle convention n’apporte aucune attractivité, les 30€ étant un simple rattrapage de l’inflation pour 2024, mais ce chiffre est fixé pour 5 ans.
    Que cette convention soit signée ou non, la médecine libérale en grande souffrance, ne s’en sortira pas. L’Etat n’a pas souhaité octroyer un financement adapté aux besoins de santé actuels, qui aurait pourtant permis une plus grande marge de manœuvre pour ces négociations avec la CNAM.
    Dans ces conditions, nous ne doutons pas que la fuite des médecins va se poursuivre :
    déconventionnements, déplaquages, reconversions, expatriations, etc. C’est bel et bien la population qui, laissée pour compte, subira l’inconséquence de nos dirigeants.

    Nous avons fait ce tableau de comparaison d’honoraires / forfaits entre le règlement arbitral et la nouvelle convention, inspiré des chiffres donnés par la FMF (merci à eux).

    Sur un autre sujet : la FHP et les syndicats de spécialistes qui s’y étaient associés (Avenir spé le bloc, la CSMF, la FMF, le SML et l’UFMLs) ont suspendu leur appel à la grève pour le 3 juin.

    Ils ont obtenu un traitement plus équitable entre établissements privés et publics, ainsi qu’une augmentation de l’enveloppe pour la réévaluation des actes techniques CCAM.

    Cette semaine nous étions aussi à SantExpo, à l’invitation du CSED avec Arnaud Chiche. Nous les remercions d’avoir contribué à mieux faire connaître notre association.

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid02p5WHE6PFHVKo1DmENd6C2T5psR9fgy7fKyLZqZRhAd9t3AwHPn4it1LYR7xfHarpl&id=61555900992140

    Enfin, nous avons été reçu jeudi par le Président du CNOM Dr François ARNAULT et Dr René LABARRIERE (Président section exercice professionnel), avec qui nous avons pu échanger sur plusieurs sujets : convention, transfert de compétences, loi sur la fin de vie, et sur le phénomène #metoo qui concerne également le domaine médical.

    L’échange a été constructif, très intéressant, et confirme notre « mission d’information » des médecins et de la population générale.

    Médecin Pour demain continue ses actions, la semaine prochaine nous aurons d’autres rencontres avec des personnalités politiques.

    J’en profite pour vous rappeler que l’assemblée générale aura lieu le 20 juin, et que nous avons besoin de connaître votre présence ou votre procuration pour pouvoir l’organiser ! Les adhérents ont reçu le lien par mail.

    A noter la semaine dernière une émission très intéressante sur France Inter : Le téléphone sonne sur le malaise des médecins libéraux, diffusée le 16 mai, avec une excellente intervention en direct du Dr Moktaria ALIKADA, secrétaire de Médecins Pour Demain.

    Vidéo de la semaine du 20 mai 2024, par le Dr Mélanie RICA-HENRY, Présidente de Médecin Pour Demain.

  • Suspension des négociations conventionnelles !

    Le 04 avril 2024 à 8h

    Médecins Pour Demain acte la suspension des négociations conventionnelles devant l’annulation de la séance multilatérale annoncée ce jour par la CNAM. 

    Nous ne pouvons que regretter que le gouvernement, par son incapacité à avoir une vision à long terme pour la santé des Français, et par sa gestion à courte vue par le seul biais d’économies de circonstances, mette en danger ce qui faisait naguère notre fierté : un système de santé équilibré et performant, accessible à tous et envié par le monde entier ! 

    Nous rappelons ici la nécessité impérieuse d’investir dans la médecine de proximité, comme le prône année après année l’Organisation Mondiale de la Santé. 

    À défaut, la solution serait de permettre aux médecins conventionnés d’avoir recours à ce que l’on appelle le dépassement permanent, ou DP, dans le cadre du secteur 1, seul à même de sauver la médecine libérale, pilier du système de santé français, en maintenant une médecine accessible et remboursée, avec des dépassements permanents permettant d’assumer les charges de nos cabinets.

    L’avenir de notre système de santé se joue maintenant !

    Au gouvernement de prendre, enfin, ses responsabilités !

    Le bureau de Médecins Pour Demain

  • Négociations conventionnelles : le compte n’y est pas !

    La Caisse nationale d’Assurance Maladie a présenté ses propositions aux médecins ce jeudi 8 février. Principaux points : Consultation du médecin généraliste à 30 euros « sous conditions » d’économies par ailleurs, ROSP et forfaits structures simplifiés, et inclus dans un Forfait Médecin Traitant difficile à estimer, cumul de quelques actes réservés à certains spécialistes et revalorisation des consultations de pédiatrie en excluant les généralistes (qui réalisent plus de 80 % des suivis).

    Médecins pour Demain est évidemment très déçu de ces annonces, puisque nous demandions une revalorisation importante de nos honoraires pour faire face à l’inflation d’une part, et permettre un investissement dans notre outil de travail d’autre part. Nous sommes face à une CNAM qui propose simplement une remise à niveau de l’inflation. Il n’est question d’aucune revalorisation, bien au contraire, car celle-ci sera déjà gommée en fin d’année. La CNAM n’a donc pas les moyens de créer le choc d’attractivité qu’elle revendique. Nous espérons qu’un arbitrage ministériel rapide pourra redonner des perspectives aux acteurs conventionnels.

    Depuis dix-huit mois, Médecins Pour Demain défend une convention JUSTE et ÉQUILIBRÉE : pour les patients et les médecins. Mais force est de constater que ce qui est proposé est indigne et ne fera que dégrader plus rapidement nos conditions de travail.

    Les médecins ont proposé, ont fait grève, ont manifesté, mènent encore aujourd’hui des actions de désobéissance tarifaire, soutenues par leurs patients. Nous sommes malheureusement devant un mur. Le bulldozer continue son chemin sans s’arrêter, au mépris du terrain, comme dans les autres domaines aujourd’hui en santé. Une preuve de plus, s’il en est, Frédéric VALLETOUX, ayant provoqué une opposition sans précédent des médecins libéraux l’an dernier, a été nommé ce jour même Ministre délégué chargé de la santé ! Un affront de plus à la médecine libérale, en pleine négociation conventionnelles ! Il n’en fallait pas moins pour que le gouvernement nous montre son dédain envers les médecins et son système de santé actuel !

    Devant ces constats, nous n’avons d’autres choix que d’appeler nos confrères à sortir collectivement du système conventionnel tant que l’Etat ne souhaitera pas le financer et montrer un intérêt pour la santé des Français. Nous appelons donc tous nos confrères à déposer leur lettre de d’intention déconventionnement sur deconventionnement.fr ou à s’organiser dès à présent par bassin de vie pour initier des déconventionnements collectifs locaux coordonnés.

    Voilà 18 mois que nous alertons. Cette médecine à 2 vitesses, contre laquelle nous nous battons, arrive. Malgré tout, la financiarisation et l’uberisation gagnent du terrain. L’Etat préfère financer des cabines de téléconsultations que la médecine de proximité. Les médecins libéraux ne disparaitront pas parce que l’Etat n’assume plus le financement de la protection sociale : au contraire, ils continueront de s’investir pour ses soins de proximités de qualité, aux cotés de nos paramédicaux de villes également méprisés.

    Enfin, il semblerait qu’Emmanuel Macron et le gouvernement soient attachés à ce que les JO se passent dans de bonnes conditions. Il en fait sa priorité, plutôt que d’investir dans la santé (entre autres !) de ces citoyens. Montrons-leur ce que sont des JO sans médecin. Pendant les trois semaines de JO, fermez vos cabinets.

    Nous ne reviendrons pas sur ces 2 décisions, à moins d’une réouverture de l’enveloppe actant un acte minimal garanti à 35 euros minimum , ajustés sur l’inflation et un cumul des actes accessibles à TOUTES les spécialités y compris la médecine générale.