Auteur/autrice : Marie B

  • Négociations conventionnelles : épisode 2 – Focus Médecins généralistes

    Mélanie RICA-HENRY, présidente de Médecin pour demain, nous a représentés, aux cotés de l’UFML-s : voici son message.

    J’ai pu représenter MPD ce jour, conviée par l’UFML-S, au focus de travail sur le médecin généraliste. J’ai pu pointer quelques statistiques « oubliées » dans les statistiques de la CNAM, notamment sur les vrais revenus des MG. Guillaume DEWEVRE a également brillamment rappelé la perte de revenu effectif des MG depuis des années. Par ailleurs nous avons échangé sur les différentes pistes pour revaloriser la « médecine traitante » oubliée ces dernières années par la CNAM. Nous avons pointé la complexification des suivis, et l’incohérence de la CNAM qui veut que nous soignions « mieux » tout en soignant « plus ». Les discussions vont se poursuivre 👍

    Voici notre document de travail, que nous avons transmis aux syndicats ainsi qu’à la CNAM.

  • Négociations conventionnelles : épisode 1

    Voilà, les négociations conventionnelles viennent de reprendre.

    Paris, le 16/11/2023

    En lisant la lettre de cadrage du Ministre de la Santé, Aurélien ROUSSEAU, nous nous en doutions. Les doutes sont levés.

    La volonté de revalorisation de la CNAM se fera probablement sous conditions. Cette fois-ci ce n’est pas l’engagement territorial qui est mis en avant, mais la pertinence de nos prescriptions !

    Oui, vous avez bien lu… la pertinence de nos prescriptions ! Cela nous rappelle d’ailleurs étrangement les Mises Sous Objectifs (MSO) subies par de très nombreux confrères, et nous fait entrevoir un encadrement encore plus strict de nos actes.

    Il nous a paru utile de rappeler à Monsieur FATOME, que cette convention doit se faire dans un cadre déontologique. Car c’est la déontologie médicale qui régit nos activités, la CNAM ne pouvant faire fi de ce règlement. Ce code inscrit dans la loi, est un pilier de la médecine.

    La plupart des syndicats, ont convenu que ce qui faisait la particularité de notre métier était justement la singularité de nos patients. C’est ce qui fait notre art : savoir adapter une prise en charge possiblement protocolisée, à chaque patient. C’est ce qui différencie l’IA du médecin. C’est ce qui nous rend humain. La médecine a besoin d’humain. La CNAM semble vouloir s’en affranchir.

    L’avenir de la médecine se joue ici et maintenant. Investir dans le soin de proximité est une nécessité, comme le répète inlassablement l’OMS, sous peine de voir notre système de santé s’écrouler totalement. Il s’agit de faire entendre notre voix !

    Vidéo de sortie de négociations le 15 novembre 2023 : avec les docteurs Mélanie RICA-HENRY, Ephrem MENAGER et Pierre-Louis HELIAS :

  • Nouveau désengagement de l’État dans le domaine de la santé

    7 novembre 2023, adoption par le Sénat de la suppression de l’Aide Médicale d’Etat : nouveau désengagement de nos politiques envers la santé de la population.

    Paris, le 12/11/2023

    Ce 7 novembre dernier, lors de l’examen de la loi « immigration », le Sénat a adopté un amendement visant à supprimer l’Aide Médicale d’Etat (AME), réservée aux étrangers en situation irrégulière, la remplaçant par l’Aide Médicale d’Urgence (AMU), beaucoup plus restrictive.

    Cela fait des mois maintenant que nous nous mobilisons pour sauver notre système de santé, afin de garantir des soins de qualité pour tous. Notre profession est régie par ce serment que nous faisons en fin d’études. Comme Hippocrate disait : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera ». Oui, soigner TOUT LE MONDE, quelque soit sa condition sociale, même les plus démunis, fait partie de notre engagement.

    L’AME créée en 2000, est une grande avancée sur le plan médico-social, et de santé publique. Malheureusement en rognant sur celle-ci, la classe politique souhaiterait user du dévouement des médecins, afin de prodiguer des soins gratuitement.

    En effet, cette suppression lui permettrait, d’une part de se désengager en souhaitant transférer une nouvelle fois la responsabilité de santé des territoires aux médecins ; d’autre part de faire des économies sur le dos des médecins libéraux, mais aussi des hôpitaux, ne pouvant se faire rémunérer pour des prises en charge parfois lourdes et coûteuses.

    Le démantèlement de notre système de santé se poursuit…