Auteur/autrice : Marie B

  • Meilleurs voeux 2024 !

    Tout d’abord, bonne année 2024 à tous !

    • Les négociations conventionnelles continuent : Thomas Fatôme a promis que nous aurons des « propositions ambitieuses pour la médecine de ville » lors de la prochaine multilatérale le 25 janvier prochain. Malheureusement, en décembre dernier, nous avons déjà eu des bribes de propositions pour la médecine de ville qui se voulaient attractives mais qui ne l’étaient pas du tout… A suivre pour 2024 !
      Nous vous tiendrons au courant.
    • En 2024, auront lieu des élections professionnelles : le CDOM et la CARMF. N’hésitez pas à vous présenter si vous le souhaitez et que vous vous en sentez capable, et pensez à voter !
      Ces instances ont besoin de sang neuf et de médecins qui représentent la profession !
    • Nous continuons à vous inciter à vous syndiquer. Plus il y aura de médecins syndiqués en France, plus le paysage syndical sera représentatif de la médecine de ville. Les prochaines élections URPS seront dans 4 ans.
    • Médecins Pour Demain continue son rôle d’informations auprès des patients, des médecins et des politiques. Notre devise reste « tous unis pour le soin ». Nous réunissons les médecins salariés, libéraux, conventionnés ou non, syndiqués ou non. Nous défendons une médecine de qualité pour tous avec une juste rémunération pour les soignants.

    C’est ce message là que nous essayons de faire passer auprès des politiques.

    Il y a certainement des économies à faire dans la santé, mais nous pouvons choisir les postes sur lesquels il faut en faire… Les économies sur les soignants ne fonctionneront pas : elles font fuir les soignants.

    Les économies pourraient être faire sur les structures administratives qui ne cessent d’augmenter ces dernières années, (ARS, CPTS…) et sur les médicaments dits « innovants » qui représentent une dépense faramineuse, alors que leur coût de fabrication est bien moindre que leur coût d’achat.

    Les français pourront toujours se faire soigner sans ARS, sans CPTS et sans médicaments innovants, par contre, ils ne pourront plus se faire soigner sans soignant…

    Pour faire passer ce message auprès des politiques, nous avons besoin de crédibilité. Nous avons donc besoin de vos adhésions ! Plus nous serons nombreux, plus nous serons représentatifs auprès des instances.

    Les adhésions 2023 viennent de se terminer, place aux adhésions 2024 !

    Voici le lien : Adhésion MPD 2024

    Nous ne lâcherons rien, notre rôle est d’informer, de prévenir de ce qu’il se passe actuellement en France.

    Si le système de santé finit par tomber, nous pourrons avoir la tête haute, et nous pourrons dire que nous nous sommes battus jusqu’au bout.

    Merci à vous d’être là, et d’adhérer à Médecins Pour Demain pour continuer le combat.

    Voeux de notre Présidente : Dr Mélanie RICA HENRY
  • Loi Valletoux : où en est-on ?

    Il y aura bien une Loi « Valletoux », mais elle sera en partie vidée de sa substance.

    – Article 1 sur le CTS (Conseil Territorial de Santé) : compromis entre versions Valletoux et Sénat, y a été remis la mission de l’ARS de résoudre avec les moyens à sa disposition les carences du territoire, mais il n’est plus demandé aux professionnels de santé d’y pallier eux-mêmes. Le nouvel article L1434-10-1 du CSP reste en effet expurgé du paragraphe initial par lequel les professionnels de santé du CTS devaient s’organiser pour régler les problèmes de soin et veiller à réduire leurs inégalités de densité démographique.
    Ce rappel des outils mis à la disposition de l’ARS pour répondre au diagnostic territorial, replace cette responsabilité de santé publique du côté de l’administratif, donc de l’exécutif.
    Le CTS ne garde donc que sa mission diagnostique dans le domaine des besoins du territoire. L’ARS et le préfet n’ont d’ailleurs finalement pas été inclus dans les « acteurs du soins » qui le composent (soignants, patients, directeurs d’établissements, élus).

    – ⁠Article 3 sur l’adhésion systématique aux CPTS : SUPPRIMÉ

    – ⁠Article 4 sur la PDSES pour les cliniques : conservation de la graduation de l’intervention de l’ARS proposée par le Sénat.
    – Article 4 bis amendement GAROT-VIGIER & col sur la contrainte des PDSA : SUPPRESSION

    Par contre, la rédaction initiale de l’article 7 a été remise, c’est-à-dire l’interdiction pour les établissements d’embaucher de jeunes professionnels via des entreprises d’interim, en contradiction avec l’égalité devant le diplôme (art D613-2 du Code de l’éducation), ce qui en fait une disposition discriminatoire.

    Les votes de ce texte définitif sont prévus le 12 décembre à l’Assemblée Nationale et le 18 décembre au Sénat.

    Note sur les CTS :

    Le problème est le CTS en lui-même, qui, tout comme la CPTS, est un cheval de Troie administratif, avec pour le CTS une caution des patients et pour la CPTS, celle des libéraux.

    Concernant les CTS, on sait que leur réalité est une foire d’empoigne stérile où toutes les doléances se mélangent (soignants, patients, guéguerre entre hôpital et médico-social, …), et où nous ne sommes représentés – à notre insu puisque nous ignorions qu’il existait ce lieu de « démocratie sanitaire territoriale » – bien souvent que par des membres de nos CDOM qui ne sont ni habilités, ni compétents pour répondre à certains des sujets de besoins locaux.

    L’ARS, qui n’est pas présente de droit, mais l’est à titre de récipiendaire du « projet territorial de santé », en devient le secrétaire d’un compte-rendu pré-écrit. Donc si actuellement le CTS est inoffensif parce qu’il ne peut aboutir sur rien, il risque de devenir une sorte de chambre d’enregistrement de décisions de l’ARS.

    C’est là que nous devrons être vigilants et s’assurer que les ARS n’outrepassent pas leurs droits.

    Merci au Dr Ephrem Ménager, VP de MPD et membre de la cellule politique, pour son analyse !

  • Négociations conventionnelles : épisode 4 – Focus psychiatrie

    Le 30 novembre 2023, Médecins Pour Demain a été convié au focus psychiatrie des négociations conventionnelles.

    Nous étions représentés par les docteurs Noëlle Cariclet, invitée de la FMF, et Ephrem Ménager, invité par le SML. Plus bas, vous trouverez leur compte-rendu.

    Voici leur document de travail que nous avons envoyé aux syndicats et à la CNAM : Réflexions sur l’activité de psychiatrie des Drs CARICLET et MENAGER

    Compte rendu du focus :