Quand la CNAM ne tient pas ses engagements : peut-on encore lui faire confiance ?

📝Quand la CNAM s’assoit sur la Convention qu’elle a elle-même signé !

❓Quel crédit accorder à l’avenir à la parole de la CNAM et de son directeur, Mr Fatôme ? 🤹

🗓️ Le report (jusqu’aux calendes grecques ?) de revalorisations envers les spécialités médicales cliniques, avec au premier rang la psychiatrie, est un terrible signal envoyé non seulement aux médecins que l’on méprise, mais également aux plus jeunes qui se détournent déjà de ces spécialités situées au bas de l’échelle des rémunérations ! 🚨

🚑 Quant au plan santé mentale (voulu par le gouvernement) il n’apparaît visiblement plus comme une priorité, malgré l’explosion des troubles psychologiques, notamment chez les plus jeunes !

📣 Nous appelons à un retour à la raison et au respect du contrat signé, faute de quoi les soignants n’auront d’autres issues que de fuir le système conventionnel, s’expatrier à l’étranger 🛫, se reconvertir ou s’orienter vers un exercice sans lien avec la convention (micro nutrition, esthétique, hypnose, médecine du sport… le choix est large) !

Les patients et les soignants sont donc les grands perdants de cette trahison.

✊ L’association Médecins Pour Demain appelle à l’unité et au front commun de tous les professionnels de santé libéraux face à cette situation inacceptable !

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Tribune : Halte au Médecins-Bashing : quand la stigmatisation tue la vocation

À toutes celles et tous ceux qui pointent du doigt les médecins, les accusant d’être des privilégiés déconnectés.

À celles et ceux qui voudraient imposer aux étudiants en médecine quelques années de service forcé dans les territoires en souffrance, comme une dette à solder.

À celles et ceux qui sombrent dans le médecin-bashing, jusqu’au populisme le plus caricatural…

Nous leur opposons une vérité simple : sans médecins, il n’y a pas de soin. Et sans respect, il n’y aura bientôt plus de médecins.

Ces mêmes médecins qu’on applaudissait depuis les balcons pendant la crise de la Covid, ont fait face, sans protection, sans certitude, avec pour seule boussole le serment qu’ils avaient prêté. Ils ont tenu, souvent au péril de leur santé, parfois de leur vie. Ils n’ont pas fui. Ils ont soigné.

Et aujourd’hui encore, ce sont eux qui tiennent debout un système à bout de souffle. 50 heures de travail hebdomadaire en moyenne, dont 20 % consacrés à une administration pesante, éloignée du soin. Ils cumulent les casquettes, sacrifient leur temps, leur énergie, souvent leur vie personnelle, pour une mission : soigner.

Mais jusqu’à quand tiendront-ils ?

La stigmatisation commence tôt. Dès les bancs de la fac. Nos étudiants en médecine traversent un des cursus les plus longs et les plus exigeants de l’enseignement supérieur. Dix années d’étude, de stages mal rémunérés, de déplacements à leurs frais dans des hôpitaux éloignés, de gardes nombreuses, d’heures innombrables. Tout cela pour, au final, être jugés coupables de ne pas assez sacrifier. Coupables de ne pas assez donner. Coupables d’être là, tout simplement.

Leur engagement, pourtant, est total. Et leur détresse est réelle. Plus de la moitié d’entre eux sont en situation de burn-out. Le taux de suicide chez les étudiants en médecine est l’un des plus élevés de la population étudiante. Et malgré cela, ils avancent. Ils s’accrochent. Ils espèrent.

Quant aux médecins libéraux, il est bon de rappeler qu’ils exercent sans aucune des protections sociales classiques. Pas de congés payés, pas d’indemnités maladie, pas de couverture chômage. Et pourtant, eux aussi sont en première ligne.

Enfin, disons-le clairement : la gratuité des études médicales est une chance pour notre pays. Elle garantit que l’accès à la médecine reste ouvert à tous les talents, quels que soient leur parcours ou leur origine sociale. C’est une condition fondamentale d’égalité et de diversité au service de l’intérêt général.

Alors oui, il faut dire stop. Stop aux caricatures. Stop aux procès en paresse, en égoïsme, en insensibilité.

Car à force de mépris, c’est toute une génération que l’on détourne de l’engagement.

À force d’exigences injustes, c’est une profession entière que l’on pousse à tourner le dos à l’hôpital, à l’installation, ou tout simplement à la médecine.

Il n’est pas trop tard pour inverser la tendance. Mais il faut commencer par dire les choses : les médecins ne fuient pas leur mission. Ils fuient l’humiliation.
Et ce n’est pas en les accablant qu’on sauvera notre système de santé. C’est en les soutenant.

Le 7 mai 2025 : un pas de plus vers la désaffection de la médecine libérale…

Le soir du 7 mai, dans une assemblée désertique, la loi Garot a été votée :

✅ régulation à l’installation : déjà votée
✅ abolition des majorations pour les patients sans MT : adoptée
✅ 1ere année dans chaque département : adoptée
PDSA obligatoire pour toutes les spécialités libérales et salariées y compris les secteurs 3 : adoptée
À noter que la PDSA concerne votre spécialité, dans les horaires PDSA habituels de votre secteur. Les gardes en nuit profonde n’ont pas été rétablies pour le moment.

Les amendements n’ont pas été repris :
❌ remplacements limités à 4 ans : abandonné
❌ interdiction de revendre sa patientèle : abandonné

99 députés pour et 9 contre la loi.
Quid de la démocratie ?
16,6 % des députés ont adopté une PPL concernant la majorité des Français.

En une seule loi, on détourne les jeunes du soin (coercition) et on pousse les plus âgés vers la sortie (PDSA)

Le combat continue. 💪🏼
La PPL devra passer au Sénat (aucune date connue).
Elle peut tout à fait se perdre dans les méandres législatifs puisque le gouvernement n’y est pas favorable et que le Sénat a un autre projet de loi légèrement moins coercitif.

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