Auteur/autrice : Marie B

  • Dispositif d’accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1


    Paris le 6 février 2025

    La CNAM a instauré un dispositif accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1 à compter du 1er février 2025 : une atteinte à la déontologie médicale et à l’efficacité des soins.

    L’Association Médecins Pour Demain souhaite alerter la communauté médicale et le grand public sur le nouveau dispositif mis en place par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), concernant l’accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1 (médicaments prescrits dans le cadre du diabète de type 2 et de l’obésité, actuellement sous tension d’approvisionnement).

    Ce dispositif apparaît non seulement comme une charge administrative supplémentaire pour les médecins spécialistes (généralistes et autres), déjà submergés par le volume de leur travail, mais soulève également des enjeux déontologiques de premier ordre.
    Nous dénonçons fermement un mécanisme qui, sous couvert d’encadrement, semble davantage destiné à générer des économies cachées qu’à réellement améliorer la prise en charge des patients.
    En effet, l’extension potentielle de ce dispositif à de nombreux autres médicaments pourrait traduire une volonté insidieuse de restreindre les choix thérapeutiques des médecins, au détriment de la santé de la population. Ce processus pourrait en effet mener à une rationalisation des prescriptions basée sur des critères économiques, loin des réalités cliniques et des besoins des patients.

    Le temps que les médecins devront consacrer à ces démarches administratives complexes est du temps qui ne sera pas dédié aux soins. Cela pose non seulement un problème d’efficacité mais aussi une question profondément éthique : les médecins devraient-ils compromettre leur indépendance professionnelle en devenant des exécutants d’une bureaucratie gargantuesque ?

    Le risque est grand de voir la relation entre le médecin et son patient altérée par une logistique imposée, détournant l’attention des véritables enjeux de santé. Nous appelons donc à une réflexion urgente sur la pertinence de ce dispositif et à un dialogue constructif avec les autorités de santé qui ne tiennent que trop rarement compte des propositions émanant des acteurs de première ligne. Il est essentiel d’inclure les avis des professionnels de santé, qui sont les mieux placés pour identifier les véritables besoins des patients, plutôt que de les soumettre à une réglementation pénalisante et stérile.

    Dans un système de santé, l’équilibre entre les coûts et la qualité des soins est fondamental.
    Cependant, cela ne devrait pas être au prix de la santé des citoyens ni de l’intégrité des praticiens.

    Nous avons le devoir de protéger notre système de santé des dérives bureaucratiques et de garantir un accès aux soins de qualité.


    Nous invitons tous les acteurs de la santé à se mobiliser et à défendre la nécessité d’un cadre de prescription qui respecte la déontologie et la relation de confiance entre le médecin et son patient.

    Ensemble, défendons une médecine respectueuse, humaine et de qualité.

    Edit du 09/02/2025 : Médecins pour demain appelle à un boycott du dispositif !

    Lien X (anciennement twitter) de Médecins pour demain

    Screenshot
  • Appel à la mobilisation : Décembre noir, avis de disparition de la médecine de proximité !

    Voici notre communiqué de presse :

    Paris, le 24/11/2024

    À partir du 2 décembre, votre médecin portera le brassard noir !

    La médecine de proximité est une profession en danger. Chaque jour, les mesures coercitives se multiplient, au risque d’aggraver l’accès aux soins déjà dégradé.

    Le décret BARNIER, du 30/10/2024, menace l’indépendance de prescription des médecins, par l’obligation de justification de certaines prescriptions, remettant en cause le secret médical pourtant inscrit dans le code de déontologie. Les médecins se retrouvent donc devant des injonctions contradictoires. Le projet de loi transpartisan bafoue, lui, la liberté d’installation.

    L’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2025 au Sénat oblige les médecins à la consultation du Dossier Médical Partagé, charge administrative supplémentaire à l’heure où le temps médical est compté.

    L’exercice médical est muselé par les décisions politiques actuelles fragilisant l’attractivité du métier et l’engagement des médecins auprès de leurs patients.

    Si s’installer devient trop risqué et contraignant pour les jeunes médecins, les médecins en activité partant en retraite ne seront pas remplacés.

    En signe de protestation, votre médecin portera un brassard noir. Il souhaite montrer à tous que les médecins sont en colère et qu’ils ne resteront pas silencieux face à la destruction programmée de leur exercice.

    Les médecins libéraux restent unis et solidaires ! Décembre est noir.

  • Proposition de loi transpartisane pour tuer la médecine libérale ?

    Une nouvelle proposition de loi transpartisane signée par 237 députés de tous bords a été présentée à la presse le mercredi 13 novembre 2024.

    Voici les principales propositions de cette loi :

    • Supprimer le secteur 2 non OPTAM, afin de limiter les compléments d’honoraires.
      (la sémantique est importante, ce ne sont pas des « dépassements » d’honoraires)
    • ⁠Conventionnement sélectif : une installation devra se faire avec l’accord de l’ARS en zone sous dotée (pour rappel : 84% du territoire est un désert médical)
    • Limitation des remplacements à 4 ans pour les médecins libéraux.
    • ⁠Permanence des soins ambulatoires obligatoire
      (Alors qu’elle est assurée EFFICACEMENT sur 96% du territoire et 90% des gardes sont pourvues)
    • Envoi des Padhues dans les déserts médicaux

    C’est une attaque en règle contre les médecins libéraux.
    Si on voulait achever une profession déjà en sous effectif, épuisée, et à bout, on ne s’y prendrait pas autrement.

    Ceux déjà installés sont tout autant concernés car nous manquons cruellement de renforts sur nos territoires.

    Qui prendra la suite ?
    Qui paiera vos retraites sans cotisations à la CARMF ?
    Qui viendra vous prêter main forte et alléger la charge de travail ?

    Ces mesures ne feront que

    • Dissuader l’installation de la relève
    • Aggraver les burn out, alourdir la charge de travail et dégrader les conditions d’exercice des confrères déjà sur le front
    • Inciter aux déplaquages, expatriations, salarisations et reconversions
    • Étendre les déserts médicaux
      Un terrible cercle vicieux !!!!

    L’heure est au rassemblement de toutes les forces syndicales pour décider d’une action forte pour défendre la médecine libérale.

    Nous vous tenons au courant de la suite pour agir rapidement.

    Notre communiqué de presse :

    Pour mémoire, certaines idées ne datent pas d’hier, voici une affiche de juin 2023 qui redevient d’actualité…

    Et octobre 2023… La vision du futur ne d’améliore pas.

    15 novembre 2024 : communiqué de presse commun (intersyndical)