Étiquette : médecine de proximité

  • Communiqué de presse pour les élections présidentielles à venir

    C’est la rentrée !

    Médecins Pour Demain s’est refait une beauté avec un site tout neuf, et a travaillé tout l’été pour préparer des propositions à soumettre aux différents partis politiques en vue des élections présidentielles de 2027.

    Voici notre communiqué de presse qui reprend quelques propositions phares.

    Médecins Pour Demain interpelle les candidats à la présidentielle 2027 : trois priorités pour sauver la médecine de proximité

    Marly, le 8 septembre 2026 — À l’ouverture de l’année de la campagne présidentielle, Médecins Pour Demain, association de médecins libéraux, rend publiques trois priorités extraites de sa plateforme programmatique « 30 propositions pour sauver la médecine libérale », adressée à l’ensemble des partis politiques et des écuries présidentielles.

     1.  Remettre le médecin traitant au centre du parcours de soins  

    Si les structures de soins non programmés — au premier rang desquelles le réseau SOS Médecins — sont indispensables à la permanence des soins, et si la téléconsultation facilite parfois le recours au soin, il est essentiel de structurer ce recours autour du parcours de soins coordonné. Médecins Pour Demain demande que tout développement de ces dispositifs soit conditionné à leur adossement à la médecine de ville existante. L’association rappelle que 40 % de la hausse des arrêts de travail provient aujourd’hui de téléconsultations qui renvoient ensuite le patient vers son médecin traitant — une double consommation de temps médical, sans bénéfice pour le patient ni pour les finances publiques.

     2.  Protéger la décision médicale de toute mise sous objectifs  

    L’association demande la suspension des Mises Sous Objectifs (MSO) et la fin de la double peine financière et conventionnelle qui pèse sur les médecins libéraux. Pour 25 millions d’euros d’économies annoncées — 0,03 % des dépenses de l’Assurance maladie — ce dispositif installe une défiance dont le coût réel, en perte d’adhésion et en départs de médecins, dépasse largement le gain affiché. Le paiement à l’acte reste, pour Médecins Pour Demain, la garantie que chaque décision médicale est prise dans l’intérêt exclusif du patient.

     3.  Revaloriser l’acte médical pour redonner du temps aux patients  

    Médecins Pour Demain réitère sa demande de porter la consultation à 50 € d’ici la fin du prochain quinquennat. Elle souligne que la complexification croissante des prises en charge — vieillissement de la population, hausse de 18 % en dix ans des nouvelles affections de longue durée (ALD) — rend cette revalorisation d’autant plus nécessaire, et qu’il s’agit par ailleurs du principal levier documenté pour enrayer la désertion de la médecine libérale : le nombre de médecins français installés en Suisse est passé de 279 à 817 en dix ans, tandis que l’Allemagne, qui pratique la coercition à l’installation depuis vingt ans, anticipe malgré tout un manque de 11 000 généralistes en 2035. Une consultation mieux valorisée, c’est une consultation plus longue — donc une meilleure qualité de soins.

    « On ne sauve pas la médecine de proximité en ajoutant des contraintes. On la sauve en redonnant du temps, de la confiance et une juste valeur à l’acte médical. »

    — Dr Moktaria Alikada, Présidente de Médecins Pour Demain

    Médecins Pour Demain appelle chaque candidat à la présidentielle 2027 à se positionner publiquement sur ces trois priorités, ainsi que sur l’ensemble des dix questions posées dans sa plateforme, et se tient prête à recevoir toute équipe de campagne souhaitant échanger sur l’avenir de la médecine libérale.

    EDIT : Merci à « Le Quotidien Du Médecin » d’avoir mis en avant notre démarche !

    Article du QDM

  • Appel à la mobilisation : Décembre noir, avis de disparition de la médecine de proximité !

    Voici notre communiqué de presse :

    Paris, le 24/11/2024

    À partir du 2 décembre, votre médecin portera le brassard noir !

    La médecine de proximité est une profession en danger. Chaque jour, les mesures coercitives se multiplient, au risque d’aggraver l’accès aux soins déjà dégradé.

    Le décret BARNIER, du 30/10/2024, menace l’indépendance de prescription des médecins, par l’obligation de justification de certaines prescriptions, remettant en cause le secret médical pourtant inscrit dans le code de déontologie. Les médecins se retrouvent donc devant des injonctions contradictoires. Le projet de loi transpartisan bafoue, lui, la liberté d’installation.

    L’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2025 au Sénat oblige les médecins à la consultation du Dossier Médical Partagé, charge administrative supplémentaire à l’heure où le temps médical est compté.

    L’exercice médical est muselé par les décisions politiques actuelles fragilisant l’attractivité du métier et l’engagement des médecins auprès de leurs patients.

    Si s’installer devient trop risqué et contraignant pour les jeunes médecins, les médecins en activité partant en retraite ne seront pas remplacés.

    En signe de protestation, votre médecin portera un brassard noir. Il souhaite montrer à tous que les médecins sont en colère et qu’ils ne resteront pas silencieux face à la destruction programmée de leur exercice.

    Les médecins libéraux restent unis et solidaires ! Décembre est noir.